La mimesis, l’épique et le carnavalesque. Le roman selon Döblin

L’article s’efforce de déterminer ce que selon Döblin mimesis veut dire. Ce n’est certainement pas la « copie » ou le « reflet » ou l’« imitation » d’un déjà-là de données factuelles : ce réalisme-là est une trahison, par les « littérateurs », de l’« épique », notion que Döblin essaie de redéfinir ;...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Autor principal: Vanoosthuyse, Michel
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Revue germanique internationale 2015
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:L’article s’efforce de déterminer ce que selon Döblin mimesis veut dire. Ce n’est certainement pas la « copie » ou le « reflet » ou l’« imitation » d’un déjà-là de données factuelles : ce réalisme-là est une trahison, par les « littérateurs », de l’« épique », notion que Döblin essaie de redéfinir ; ce n’est pas non plus l’« expression » de telle ou telle vérité, laquelle enferme le roman dans une finalité pédagogique (politique, morale, etc). La mimesis est un « faire », une expérimentation, un « test », à des fins de connaissance : c’est seulement à ce titre qu’elle fait droit à l’« épique », en entraînant une révision radicale des moyens de la représentation. Le paradoxe, c’est que la mimesis renvoie alors moins au grand genre épique (tel que Hegel, par exemple, le définit) qu’à ce qui s’est construit contre lui et que Bakhtine appelle le carnavalesque.