L’idéal de la beauté et la nécessité de la grâce
L’essai de Schiller Über Anmut und Würde de 1793 est généralement lu comme un texte inspiré par Kant en ce qu’il définit l’autonomie comme l’essence de la moralité, mais il est lu aussi comme critiquant Kant pour sa considération inadéquate du rôle de la sensibilité dans la morale. Ainsi Über Anmut...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Revue germanique internationale
2008
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | L’essai de Schiller Über Anmut und Würde de 1793 est généralement lu comme un texte inspiré par Kant en ce qu’il définit l’autonomie comme l’essence de la moralité, mais il est lu aussi comme critiquant Kant pour sa considération inadéquate du rôle de la sensibilité dans la morale. Ainsi Über Anmut und Würde plaiderait (supposément contre Kant) en faveur de la nécessité du sentiment comme partie intégrante de ce qu’il faut pour satisfaire pleinement aux exigences de la morale. Contre cette interprétation courante, le présent article montre que Kant donne une plus grande signification et revendique une plus grande contribution tant des sentiments moraux que des effets esthétiques à l’accomplissement individuel de la moralité que ne le fait Schiller. Plus spécifiquement, il soutient qu’alors que Über Anmut und Würde affirme que la détermination morale de la volonté doit être accompagnée de certains sentiments moraux pour des motifs qui sont essentiellement esthétiques, Kant affirme que la détermination morale (vertueuse) de la volonté doit être accompagnée par des sentiments moraux pour des motifs moraux. |
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