Erich Auerbach à Istanbul : l’exil comme distance critique
Erich Auerbach a quitté l’Allemagne comme un spécialiste de Dante et est devenu comparatiste dans l’exil turc. Il y avait deux raisons à cette réorientation intellectuelle. Le philologue voulait d’une part sauver une certaine représentation de l’Europe face à la destruction par les nazis, d’un autre...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Revue germanique internationale
2014
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Erich Auerbach a quitté l’Allemagne comme un spécialiste de Dante et est devenu comparatiste dans l’exil turc. Il y avait deux raisons à cette réorientation intellectuelle. Le philologue voulait d’une part sauver une certaine représentation de l’Europe face à la destruction par les nazis, d’un autre côté il reçut aussi les fonctions de spécialiste de l’Europe à l’Université laïque d’Istanbul qui venait d’être fondée. Cet article s’oppose à deux idées reçues avec lesquelles on a expliqué l’originalité de la perspective d’Auerbach dans son livre Mimésis : le manque de livres à Istanbul et la distance comme présupposé d’une pensée critique. |
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