Le plaisir du beau chez Leibniz, Wolff, Sulzer, Mendelssohn et Kant

Le présent article compare les conceptions qui fondent le plaisir de la beauté dans la connaissance confuse et qui seront critiquées par Kant. Ainsi Leibniz prête-t-il une attention particulière à la capacité d’évaluer des objets de manière esthétique, sans pouvoir donner des raisons motivant ce jug...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Hovedforfatter: Vesper, Achim
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Revue germanique internationale 2008
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Le présent article compare les conceptions qui fondent le plaisir de la beauté dans la connaissance confuse et qui seront critiquées par Kant. Ainsi Leibniz prête-t-il une attention particulière à la capacité d’évaluer des objets de manière esthétique, sans pouvoir donner des raisons motivant ce jugement et il les interprète comme appartenant à la connaissance claire mais confuse. Wolff quant à lui utilise le concept de « cognitio intuitiva » pour expliquer comment le plaisir peut diriger notre attention vers une perfection, sans nous donner pour autant une connaissance de sa structure. Tandis que seule la clarification d’une confusion conceptuelle produit le plaisir selon Sulzer, Mendelssohn circonscrit le plaisir de la beauté dans les « limites de la clarté », et donne la priorité à la connaissance confuse plutôt qu’à la connaissance distincte. Kant, en revanche, juge illégitime de fonder la perception du plaisir dans une forme primitive de connaissance. Selon lui, le critère de la confusion conceptuelle reste trop peu spécifique, étant rempli par des jugements divers qui ne se trouvent dans aucun rapport de causalité avec le plaisir.