Le sujet sans subjectivité. Après le « tournant théologique » de la phénoménologie française

En marge de la controverse, suscitée dans les années 1990 par l’hypothèse d’un « tournant théologique » de la phénoménologie française, nous interrogeons sous un autre angle ce « tournant », en nous concentrant sur la doctrine du sujet comme « adonné » chez J.-L. Marion, qui se déploie entre Husserl...

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In:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Main Author: Sommer, Christian
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Revue germanique internationale 2011
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:En marge de la controverse, suscitée dans les années 1990 par l’hypothèse d’un « tournant théologique » de la phénoménologie française, nous interrogeons sous un autre angle ce « tournant », en nous concentrant sur la doctrine du sujet comme « adonné » chez J.-L. Marion, qui se déploie entre Husserl et Heidegger, dans une perspective « postmétaphysique » susceptible de décrire les phénomènes de l’« autrement qu’être ». Si le « tournant théologique » indique alors, plutôt qu’un « détournement », un changement de paradigme impliquant un élargissement de la phénoménologie par un recours aux sources de la tradition biblique, patristique et médiévale, cet élargissement, opéré par une analytique du « sujet » décentré comme Dasein humain (vita humana), appelle un « tournant anthropologique » tel qu’il s’articule dans le projet, blumenbergien, d’une « anthropologie phénoménologique ».