« Sciences de l’esprit », ou « sciences morales » ? Cohen et les sciences humaines

Ce que Cohen critique dans la dénomination, courante à son époque, de « sciences de l’esprit », c’est d’abord l’historisme qui lui est sous-jacent. C’est aussi le « positivisme », ouvert ou caché, de toutes les disciplines nouvelles qui, à l’époque, prennent la place de la philosophie. Pour lui, dir...

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Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Glavni autor: Bienenstock, Myriam
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue germanique internationale 2010
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Sažetak:Ce que Cohen critique dans la dénomination, courante à son époque, de « sciences de l’esprit », c’est d’abord l’historisme qui lui est sous-jacent. C’est aussi le « positivisme », ouvert ou caché, de toutes les disciplines nouvelles qui, à l’époque, prennent la place de la philosophie. Pour lui, dire que les sciences humaines sont des « sciences morales », c’est d’abord affirmer que ce qui les fonde, ce n’est pas la psychologie. C’est aussi souligner que l’éthique ne peut pas être réduite à une « vision du monde », propre à telle ou telle culture particulière. C’est proclamer l’autonomie de l’éthique par rapport à l’histoire, mais aussi l’indépendance de l’histoire par rapport aux autres « sciences » humaines, et sa dépendance de la seule raison.