D.N. Ovsjaniko-Kulikovskij (1835-1920) : d’« Energeia » à « énergie »
La filiation Humboldt-Potebnja-Ovsjaniko-Kulikovskij est étudiée ici à partir d’une notion humboldtienne, celle d’Energeia. L’article vise à déceler les différences dans l’interprétation de cette notion humboldtienne chez les deux linguistes russes. Il permet en même temps de s’interroger sur l’évol...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/rgi, |
|---|---|
| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Revue germanique internationale
2009
|
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | La filiation Humboldt-Potebnja-Ovsjaniko-Kulikovskij est étudiée ici à partir d’une notion humboldtienne, celle d’Energeia. L’article vise à déceler les différences dans l’interprétation de cette notion humboldtienne chez les deux linguistes russes. Il permet en même temps de s’interroger sur l’évolution qu’a suivie l’humboldtisme en Russie à la fin du xixe siècle. Traditionnellement présenté comme un simple élève de Potebnja, D.N. Ovsjaniko-Kulikovskij développe à sa propre manière la thèse humboldtienne du langage vu comme Energeia. Il transpose la terminologie humboldtienne dans le langage de la physique moderne. Energeia devient énergie. Mais, en désirant moderniser Humboldt et trouver de nouvelles preuves à ses thèses, il s’en écarte. Paradoxalement, si chez Humboldt, nous trouvons un émerveillement devant la diversité des langues humaines, l’énergétisme amène Ovsjaniko-Kulikovskij à envisager une pyramide de la perfection des langues. |
|---|