La question esthético-politique chez Rousseau et Schiller

Les Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme peuvent se comprendre comme une tentative visant à sortir de l’impasse dans laquelle les thèses néo-platoniciennes de Rousseau ont engagé la réflexion esthétique. Schiller ne se contente pas de répéter la doxa éclairée : son texte enregistre lucideme...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/rgi,
Prif Awdur: Hartmann, Pierre
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Revue germanique internationale 2011
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Les Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme peuvent se comprendre comme une tentative visant à sortir de l’impasse dans laquelle les thèses néo-platoniciennes de Rousseau ont engagé la réflexion esthétique. Schiller ne se contente pas de répéter la doxa éclairée : son texte enregistre lucidement la critique rousseauiste, pour en proposer le dépassement. Il invente ce faisant une philosophie de l’art qui substitue à une esthétique de l’identification aliénante une théorie du Jeu comme autonomie recouvrée du sujet, prélude à son émancipation politique. Mais si sa thèse de l’art comme mémorial de la dignité humaine est appelée à un riche avenir, celle de la politique comme œuvre d’art est grosse des pires dérives politiques.