Symétrie spatiale et temporelle d’une enclave : la Prusse-Orientale (1919-1939) et Kaliningrad (1992-2004)

Avec la dissolution de l’Union soviétique à la fin de l’année 1991 est apparu sur nos cartes européennes, entre la Pologne et la Lituanie nouvellement indépendante, un petit territoire demeuré sous souveraineté russe, mais désormais séparé du reste de la Russie : l’oblast de Kaliningrad1. En prenant...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/rge,
Egile nagusia: Tetart, Frank
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Revue géographique de l’Est 2009
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Avec la dissolution de l’Union soviétique à la fin de l’année 1991 est apparu sur nos cartes européennes, entre la Pologne et la Lituanie nouvellement indépendante, un petit territoire demeuré sous souveraineté russe, mais désormais séparé du reste de la Russie : l’oblast de Kaliningrad1. En prenant pour axe de réflexion ce territoire singulier à deux périodes et — hasard de l’histoire — sous deux souverainetés différentes, l’approche symétrique révèle une configuration répétée de discontinuité territoriale en tant qu’enclave, vis-à-vis de l’Etat central (métropole), puisque jusqu’en 1945, la région de Kaliningrad était la partie Nord de la Prusse-Orientale, séparée de l’Allemagne par le « fameux » corridor de Dantzig. L’analyse comparée de Kaliningrad et de son double historique, la Prusse-Orientale, souligne combien l’histoire laisse de traces matérielles sur les territoires, mais aussi dans les représentations géo-historiques, qui sont aussi déterminantes pour modeler et influencer la prise de décision politique. Mais cette analyse régionale rappelle combien l’enjeu de l’enclavement est somme toute plus politique que géographique, tant la gestion de l’enclavement est source de tensions — plus ou moins graves — entre l’État souverain sur l’enclave et l’État enclavant.