La traque policière des étranger·es à la frontière franco-italienne (Hautes-Alpes) comme « maintien de l’ordre » social et racial
À la frontière franco-italienne du Briançonnais (Hautes-Alpes), le contrôle des étranger·es en situation irrégulière par la police aux frontières (PAF) opère de manière discrétionnaire, ciblant a priori les individus à contrôler. Les pratiques policières mobiles prennent la forme de traques des pers...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/rga, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Journal of Alpine research|Revue de géographie alpine
2020
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | À la frontière franco-italienne du Briançonnais (Hautes-Alpes), le contrôle des étranger·es en situation irrégulière par la police aux frontières (PAF) opère de manière discrétionnaire, ciblant a priori les individus à contrôler. Les pratiques policières mobiles prennent la forme de traques des personnes racisées à travers le massif montagneux. Ces pratiques exposent les étranger·es irrégularisé·es aux dangers du milieu de haute-montagne et s’inscrivent dans un continuum de violences policières et administratives à leur égard. Le contrôle migratoire dans le Briançonnais éclaire d’une part la manière dont la montagne peut être intégrée à des stratégies de pouvoir qui participent à produire la domination de certains groupes sociaux ; et d’autre part, le fait que les frontières contemporaines, facilitant la mobilité des populations étrangères « légitimes » et entravant celle des populations étrangères « indésirables », fonctionnent grâce à une identification des individus et une différenciation des populations selon des critères de classe et de race. La persistance des traques, ou « chasses policières aux humains illégaux » (Chamayou, 2010), comme technologie de contrôle interroge plus largement la manière dont le contrôle migratoire aux frontières françaises s’inscrit dans un « présent colonial » (Gregory, 2004). |
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