Évolution des itinéraires d’accès aux refuges du bassin de la Mer de Glace (massif du Mont Blanc, France)

Le retrait glaciaire et les processus gravitaires associés, caractéristiques de l’évolution des milieux de haute montagne induite par le réchauffement climatique, affectent de plus en plus fortement les itinéraires d’alpinisme dont les sentiers d’accès aux refuges de haute altitude. Alors que ces ch...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/rga,
Auteurs principaux: Mourey, Jacques, Ravanel, Ludovic
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Journal of Alpine research|Revue de géographie alpine 2017
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Le retrait glaciaire et les processus gravitaires associés, caractéristiques de l’évolution des milieux de haute montagne induite par le réchauffement climatique, affectent de plus en plus fortement les itinéraires d’alpinisme dont les sentiers d’accès aux refuges de haute altitude. Alors que ces changements n’ont quasiment fait l’objet d’aucune étude, cette recherche tente de caractériser et d’expliquer l’évolution sur un peu plus d’un siècle des accès aux cinq refuges situés autour de la Mer de Glace (massif du Mont Blanc), le plus grand glacier français (L = 11,5 km, S = 30 km2), haut lieu du tourisme alpin depuis 1741 et berceau de l’alpinisme. Ce travail repose sur une méthodologie en 3 étapes : 1) récolte et analyse de cartes, de topo-guides et de photographies, 2) conduite d’entretiens semi-directifs et 3) analyse de modèles numériques de terrain à haute résolution acquis par balayage laser terrestre. Si l’essentiel du xxe siècle ne présente pas d’évolution marquée, la perte d’épaisseur du glacier et la dégradation associée des moraines latérales ont donné lieu à de nombreuses modifications des itinéraires à partir des années 1990. Malgré ces adaptations, leur dangerosité s’accroit et la nécessité de les équiper est sans cesse plus importante (633 m d’échelles actuellement), remettant en question l’accessibilité future des refuges.