L’ascension de l’artiste dans The Mountain and the Valley (1952) d’Ernest Buckler
Avec son premier roman The Mountain and the Valley (1952), l’écrivain canadien Ernest Buckler s’inscrit dans une longue tradition du Künstlerrroman dont l’une des grandes figures à l’époque des modernistes reste James Joyce et son A Portrait of the Artist as a Young Man (1916). Tout comme Joyce qui...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rga, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Journal of Alpine research|Revue de géographie alpine
2016
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Avec son premier roman The Mountain and the Valley (1952), l’écrivain canadien Ernest Buckler s’inscrit dans une longue tradition du Künstlerrroman dont l’une des grandes figures à l’époque des modernistes reste James Joyce et son A Portrait of the Artist as a Young Man (1916). Tout comme Joyce qui remet le genre au goût du jour, Buckler décide d’aborder les affres du jeune artiste et son désir de s’arracher à la tradition et à la vie à la campagne. The Mountain and the Valley décrit le développement intellectuel de David Canaan, un jeune personnage doué d’une sensibilité artistique qui l’isole du reste de sa communauté de la vallée de l’Annapolis, une vallée qui se trouve dans l’arrière-pays de la province canadienne de la Nouvelle Ecosse. L’histoire se déroule dans le village d’Entremont qui, comme son nom l’indique, est cerné par deux montagnes dont les contours enferment et isolent les personnages dans une routine qui résiste au temps et au progrès. Les montagnes au nord et au sud d’Entremont ne font pas qu’enfermer les personnages dans une cyclicité paysanne ; elles bornent le récit de David Canaan qui commence et se termine avec l’ascension de la « South Mountain », la montagne sur laquelle il trouvera une mort prématurée à l’âge de trente ans.Cet article visera à étudier la relation entre l’image de la montagne, l’intrigue du roman et l’écriture en tant qu’activité créatrice que l’écrivain remet sans cesse en question. L’écriture est-elle la seule manière de représenter l’émergence et la singularité d’un artiste qui s’éveille à sa propre conscience ? Il s’agira de voir comment la montagne vient structurer non seulement une intrigue, mais aussi une écriture rendue saillante au contact d’une vision monolithique de la montagne. Par conséquent, la saillance sera comprise ici comme mise en relief dans le texte d’un éveil à la conscience qui reste indissociable de l’espace géographique dans lequel le protagoniste évolue. Le discours sur le relief mène inéluctablement dans le roman vers un discours sur l’émergence de la conscience. |
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