Logics and Contradictions of Transalpine Transport within the Context of Political and Social Relations in Europe

Dans les régions alpines, deux intérêts contradictoires coexistent. Une part de la population se plaint du manque d’accessibilité et de mobilité, l’autre part de la population est correctement desservie par les axes routiers internationaux mais en subit des nuisances importantes. Ces régions argumen...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rga,
Autor principal: Perlik, Manfred
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Anglais
Publicado: Journal of Alpine research|Revue de géographie alpine 2009
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Dans les régions alpines, deux intérêts contradictoires coexistent. Une part de la population se plaint du manque d’accessibilité et de mobilité, l’autre part de la population est correctement desservie par les axes routiers internationaux mais en subit des nuisances importantes. Ces régions argumentent qu’une bonne part de ces transports est superflue, voire inutile. Cet article rend compte d’une étude qui s’est intéressée aux points suivants : 1 - Est-ce que des transports superflus ou inutiles pourraient être déplacés sans être remplacés ? 2 - Est-ce que les politiques fondées sur des redistributions modales ou sur le marché, comme la tarification des passages, sont suffisantes pour réduire les transports et leurs impacts ? 3 - Sous quelles conditions le transport peut-il être réduit de la manière la plus complète ? Des réponses sont proposées ici en analysant trois champs pertinents pour comprendre l’augmentation du trafic : la logique politique, la logique économique, et la logique de développement spatial. Ces logiques sont interprétées selon une approche régulationiste. Chacune a son application en terme d’arguments normatifs. Néanmoins, il y a des contradictions entre les différents objectifs sociétaux et/ou politiques et les objectifs économiques, et plus particulièrement entre la recherche de compétitivité et le respect de conditions de vie équitables entre les différentes régions. De telles contradictions peuvent être expliquées par les processus d’unification européenne, par les intérêts divergents entre les acteurs majeurs et par les changements de valeur des trente dernières années, qui peuvent être caractérisés comme un changement de régime. Les trois logiques sont le fruit de rapports sociaux et sont donc sujettes à des changements sur le long terme par les acteurs. Selon les principes du développement durable, à un niveau global, et dans l’intérêt des régions concernées, des solutions plus radicales en terme de régime accumulatif revisité ou de régime régulateur, doivent être considérées et validées sur le long terme.