Qualité de l’air et nuisances sonores dans les vallées alpines de transit

Les conséquences du trafic routier, en termes de nuisances sonores et de qualité de l’air, ont été analysées et comparées pour quatre vallées de transit alpin (Fréjus, Mont Blanc, Gothard et Brenner) durant l’année 2004. Au regard du trafic alpin dans son ensemble, des disparités considérables appar...

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In:URI:https://journals.openedition.org/rga,
Main Author: Thudium, Jürg
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Journal of Alpine research|Revue de géographie alpine 2009
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Les conséquences du trafic routier, en termes de nuisances sonores et de qualité de l’air, ont été analysées et comparées pour quatre vallées de transit alpin (Fréjus, Mont Blanc, Gothard et Brenner) durant l’année 2004. Au regard du trafic alpin dans son ensemble, des disparités considérables apparaissent entre les vallées étudiées, mais également à l’intérieur de ces mêmes vallées. Les immissions (concentration de polluants) produites par unité d’émission du trafic routier sont deux à trois fois plus élevées dans ces vallées alpines qu’en plaine. Ceci s’explique principalement par la topographie et le climat particuliers de ces vallées. À de nombreux points d’observation, les seuils d’immission ont été dépassés. Les vallées sont également affectées durement par la pollution sonore. « L’effet amphithéâtre » transporte le bruit à des altitudes supérieures, qui n’auraient pas été exposées à autant d’irradiation acoustique si la source de nuisances était située à égale distance, mais dans un « paysage ouvert ». De plus, la protection contre le bruit qui se réfléchit sur les pentes est malaisée. En résumé, toutes les vallées de transit étudiées peuvent être considérées comme des régions sensibles.