De la réparation à la restauration

A partir d’une approche sociologique empirique, ce texte propose une analyse de la mise en œuvre de la revégétalisation sur la station de l’Alpe d’Huez depuis les années 1970. Il montre comment la revégétalisation est passée d’un objectif de réparation des cicatrices provoquées par les aménagements...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/rga,
Auteurs principaux: Granjou, Céline, Gaucherand, Stéphanie, Chanteloup, Elaine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Journal of Alpine research|Revue de géographie alpine 2010
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:A partir d’une approche sociologique empirique, ce texte propose une analyse de la mise en œuvre de la revégétalisation sur la station de l’Alpe d’Huez depuis les années 1970. Il montre comment la revégétalisation est passée d’un objectif de réparation des cicatrices provoquées par les aménagements à une entreprise plus complexe de restauration. S’il s’agissait au départ de répondre à un objectif technique de lutte contre l’érosion, la revégétalisation a pris rapidement une tournure paysagère (reverdissement) ; elle a ensuite été pensée dans une perspective de restauration des écosystèmes ainsi que de restauration d’un paysage culturel « typique ». Aujourd’hui, gestionnaires de la station, techniciens, agriculteurs et chercheurs impliqués partagent un désir d’autochtonie qui touche dans certains cas à la foklorisation. Loin d’une perspective éthique surplombante, cette étude suggère ainsi comment les caractéristiques physiques du territoire, son histoire et la configuration des acteurs locaux informent largement les arbitrages et les choix techniques qui président à la restauration écologique, ainsi que les débats qui l’entourent. En conclusion, nous discutons de la spécificité de nos résultats et de leur validité pour d’autres stations alpines.