Shards of the Glass Ceiling
La science-fiction est probablement le genre narratif où la thématique des conspirations et la critique de grandes firmes apparaît le plus souvent. Pour les séries TV qui traitent de ces thématiques, la firme antagoniste est décrite avec tellement de détails qu’elle devient un personnage à part enti...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/rg, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Anglais |
| Argitaratua: |
Recherches germaniques
2022
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | La science-fiction est probablement le genre narratif où la thématique des conspirations et la critique de grandes firmes apparaît le plus souvent. Pour les séries TV qui traitent de ces thématiques, la firme antagoniste est décrite avec tellement de détails qu’elle devient un personnage à part entière de la narration. Ce faisant, les caractéristiques propres à cette firme antagoniste sont généralement réunies dans et projetées sur la figure du/de la chef*fe d’entreprise de sorte que c’est essentiellement cette personne qui communique au spectateur la mentalité entrepreneuriale. Dans cet article, je propose une analyse critique de deux séries TV qui met en lumière le conflit entre une culture « corporate », une représentation genrée de ce que signifie diriger et une subjectivité posthumaine. Je me demande quelle sont les conséquences sur la représentation lorsque la firme a un visage féminin. Mon analyse montre que les personnages de femmes cheffes d’entreprises ont tendance à être enfermées dans un rôle d’assistance qui génère une tension morale supplémentaire – une tension qui n’apparaît pas chez les personnages masculins mais est quasi-omniprésente chez les personnages féminins. D’autre part, les discours des personnages féminins « leaders », lorsqu’ils entrent en résistance contre les firmes, se recoupent avec ceux d’une subjectivité posthumaine, ce qui permet un espace narratif dans lequel ces personnages peuvent développer leur potentiel critique. Le présent article analyse ces thématiques dans deux séries crées après 2000 – Orphan Black et Dollhouse. |
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