Gabriele Wohmann, une joyeuse anticonformiste
Gabriele Wohmann, née en 1932 à Darmstadt, a souvent été réduite à son regard prétendument noir. Certes, la solitude – à un ou à deux –, la communication impossible, l’ennui existentiel et la tentation du suicide font partie des thèmes favoris de Gabriele Wohmann, il convient toutefois de ne pas méc...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/rg, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Recherches germaniques
2019
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Gabriele Wohmann, née en 1932 à Darmstadt, a souvent été réduite à son regard prétendument noir. Certes, la solitude – à un ou à deux –, la communication impossible, l’ennui existentiel et la tentation du suicide font partie des thèmes favoris de Gabriele Wohmann, il convient toutefois de ne pas méconnaître l’humour anticonformiste de l’écrivain. Après s’être longtemps moquée des obsessions romantiques de ses personnages, Gabriele Wohmann a pris pour cible l’esprit du temps. Au fil des décennies, on a vu naître ainsi un portrait grinçant de la République fédérale, avec ses soixante-huitards à l’intarissable logorrhée, ses écrivains engagés, ses artistes s’essoufflant à courir après la dernière mode, ses donneurs de leçons de morale hypocrites et ses pasteurs ayant succombé aux sirènes du bouddhisme. Les armes de Gabriele Wohmann sont multiples. Elles comprennent la satire, l’ironie, la polémique, le comique de situation et de caractère. On songe tantôt à Huysmans, Barbara Pym ou David Lodge, tantôt à Houellebecq ou Thomas Glavinic. Manifestement, l’humour conserve : Gabriele Wohmann a fêté en 2012 son quatre-vingtième anniversaire. |
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