Parabole d’un ‘éternel retour’ ou voyage vers une post-humanité ?
Adapté du roman d’Arthur C. Clarke, le film de Kubrick a ouvert la voie du genre space opera au cinéma. Réalisé en 1968, le film pose une interrogation aux allures nietzschéennes sur l’évolution de l’humanité d’un point de vue à la fois philosophique et technique. Si l’œuvre est une prouesse en mati...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/rg, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Recherches germaniques
2022
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Adapté du roman d’Arthur C. Clarke, le film de Kubrick a ouvert la voie du genre space opera au cinéma. Réalisé en 1968, le film pose une interrogation aux allures nietzschéennes sur l’évolution de l’humanité d’un point de vue à la fois philosophique et technique. Si l’œuvre est une prouesse en matière d’effets spéciaux, elle a marqué le public par son personnage emblématique : le robot HAL 9000. Cette intelligence artificielle, poussée à son paroxysme d’évolution, est sans doute la machine la plus humaine issue du cinéma de science-fiction. En effet, en tant que produit de l’intelligence humaine, elle en devient son miroir imperfectible, et pourtant faillible. Là réside toute l’ambivalence d’une machine parfois plus humaine que les humains qu’elle sert. De fait, le film de Stanley Kubrick, comme l’ensemble de son œuvre, peut donner lieu à plusieurs niveaux d’interprétations. Il questionne, à travers le robot, ce qui définit l’humanité dans son ensemble. Mais il interroge également les limites de cette humanité à travers ce qui lui est étranger, avec la vision récurrente d’un monolithe noir, dont la forme est étrangement similaire à celle de HAL. Ce monolithe pourrait être perçu comme la limite ultime du savoir humain, une ouverture sur un ailleurs dans lequel l’humanité n’aurait plus sa place… ou pourrait au contraire se réinventer ? Ainsi, il s’agira d’analyser l’ambivalence de la machine, à la fois familière et inhumaine. Ce faisant, le film pointe les limites auxquelles l’humanité est confrontée et interroge la capacité des hommes à les surmonter… ouvrant peut-être sur une ère de post-humanité. |
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