Vom ‚Vorzug theosophischer Systeme‘

Suite à son départ pour Munich en 1806, Schelling a manifesté un intérêt croissant pour les textes mystiques et théosophiques, stimulé notamment par son collègue et ami munichois Franz von Baader. D’un côté, Schelling se démarque clairement de la prétendue immédiateté des textes théosophiques et mys...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/rg,
Päätekijät: Höfele, Philipp, Kerkmann, Jan
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Allemand
Julkaistu: Recherches germaniques 2021
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Suite à son départ pour Munich en 1806, Schelling a manifesté un intérêt croissant pour les textes mystiques et théosophiques, stimulé notamment par son collègue et ami munichois Franz von Baader. D’un côté, Schelling se démarque clairement de la prétendue immédiateté des textes théosophiques et mystiques, car la ‘simple vision’ (bloßes Schauen) ininterrompue de l’absolu ne permet aucune différenciation, et donc aucune conscience de l’absolu. Mais Schelling reconnaît par ailleurs comme un ‘avantage’ le fait que les systèmes théosophiques contiennent ‘au moins une nature’ et qu’ils saisissent ‘la plénitude et la profondeur de la vie’, ce que la science autosuffisante ne peut pas atteindre. De manière analogue, on peut montrer que Schopenhauer, dans ses premiers écrits – contemporains des Âges du monde de Schelling – et notamment avec ses réflexions sur la ‘meilleure conscience’ (besseres Bewusstsein), cherche également à découvrir un mode privilégié de cognition du suprasensible et de l’extra-temporel qui transcende la corrélation sujet-objet de la ‘conscience empirique’.