Faust, père et fils : savoirs et tragique, savants et satire ?
L’ajout, dans la version de 1808, de scènes et de passages modifie sensiblement les équilibres dramaturgiques de la première partie du Faust de Goethe ainsi que certaines perspectives d’ensemble par rapport aux versions antérieures. C’est ainsi que la scène « Vor dem Tor », en particulier les passag...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/rg, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Recherches germaniques
2019
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’ajout, dans la version de 1808, de scènes et de passages modifie sensiblement les équilibres dramaturgiques de la première partie du Faust de Goethe ainsi que certaines perspectives d’ensemble par rapport aux versions antérieures. C’est ainsi que la scène « Vor dem Tor », en particulier les passages relatifs à l’épidémie de peste durant laquelle Faust-père tua en cherchant à guérir, met en avant des enjeux d’applications pratiques des savoirs et ajoute une dimension de tragique de la responsabilité dans le cadre de ce que la recherche désigne par « Gelehrtendrama ». D’une part, le récit de l’épidémie peut apparaître comme une présentation inversée des discussions de l’époque sur l’« inoculation » et de l’épisode autobiographique avec le docteur Metz. D’autre part, les représentations de Faust père et fils combinent des éléments tragiques et satiriques, mais s’écartent, tout comme celle du famulus, des traditions satiriques associées aux médecins et savants qu’on trouve par exemple chez Molière ou Hans Sachs, chez Mencke (De charletaneria eruditorum, 1715) ou chez Faßmann (Der Gelehrte Narr, 1729). La satire se localise principalement dans la réception de l’étudiant, dont le maître du jeu est alors Méphistophélès, et qui épargne largement le professeur Faust. |
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