« Zoocène » technologique dans la science-fiction

Cet article tente d’analyser le rôle des figures anthropomorphiques dans deux récits de science-fiction. Ces textes, dépeignant un « zoocène » technologique où l’humanité connaît une fin lente mais certaine, reflètent, tels des miroirs, les préoccupations contemporaines d’une humanité aux prises ave...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rg,
Autor Principal: Hillard, Anne-Sophie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Recherches germaniques 2021
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cet article tente d’analyser le rôle des figures anthropomorphiques dans deux récits de science-fiction. Ces textes, dépeignant un « zoocène » technologique où l’humanité connaît une fin lente mais certaine, reflètent, tels des miroirs, les préoccupations contemporaines d’une humanité aux prises avec sa propre (r)évolution. Comment se projette cet anthropos en constante métamorphose ? Les deux œuvres étudiées, naviguant dans des mondes de lisières peuplées d’êtres hybrides et d’animaux-tech, soulignent cette projection incertaine. En mettant en scène des univers alternatifs où les animaux sont les détenteurs du discours, de la culture et de la technologie, Simak et Dath ne proposent pas simplement des figures animales anthropomorphiques et des corps humains réduits à leur animalité. Au contraire, l’hybridité technologique des animaux nous force à regarder l’Anthropocène comme un moment de l’histoire révolu et invite à réfléchir sur l’importance de l’évolution ; si le sort de l’humanité est dû à son incapacité à évoluer, les figures animales, elles, s’hybrident sans cesse, s’altérant au point de devenir alien. Dans cette mesure, il s’agit de s’intéresser aux allers-retours, fructueux dans ces textes, entre animal et humain et de ce que permet l’hybridité pour une humanité en reconfiguration.