Ausweis, Exil, Flucht und Migration

Quelle importance revêt la carte d’identité pour un refugié demandeur d’asile ? Partant de l’histoire des antiques Danaïdes réduites à implorer la protection, Julia Kristeva a développé la conception d’après laquelle nous serions étrangers à nous-mêmes, l’étranger étant, de façon inquiétante, consti...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/rg,
第一著者: Djoufack, Patrice
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Allemand
出版事項: Recherches germaniques 2019
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Quelle importance revêt la carte d’identité pour un refugié demandeur d’asile ? Partant de l’histoire des antiques Danaïdes réduites à implorer la protection, Julia Kristeva a développé la conception d’après laquelle nous serions étrangers à nous-mêmes, l’étranger étant, de façon inquiétante, constitutif de notre propre identité. Accorder le droit d’asile à un étranger signifierait, par conséquent, offrir l’hospitalité à un membre de notre propre tribu. Dans cet article sur les processus migratoires modernes nous portons un regard critique sur une telle conception. Nous nous appuyons sur la production littéraire d’une sélection d’auteurs allemands partis en exil pendant la période du national-socialisme, en particulier sur le roman d’Anna Seghers Transit, afin de démontrer la valeur existentielle que revêt, pour un refugié, la possession d’une carte d’identité aujourd’hui. Dans cette optique, pour un réfugié faisant face à un appareil d’État qui mise sur le maintien de l’ordre, qui n’a que faire de l’humanité et qui tourmente les réfugiés par le contrôle d’identité, la falsification de ce document devient une véritable stratégie de survie. Sur cet arrière-plan, l’article s’interroge, enfin, sur la perspective d’un rapport plus humanitaire avec les réfugiés ainsi que sur les risques nouveaux qui découleraient d’un tel rapport.