„In Afrika ist alles verloren“

Dans le monde postmoderne marqué par la mobilité et la connexion tous azimuts, l’idée d’inaccessibilité tout comme les aventures où l’on se perd tout en perdant l’autre suscitent, en contre-point, une nouvelle fascination. En s’appuyant sur trois romans qui mènent des Européens dans les actuels pays...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/rg,
Auteur principal: Göttsche, Dirk
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Allemand
Publié: Recherches germaniques 2019
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans le monde postmoderne marqué par la mobilité et la connexion tous azimuts, l’idée d’inaccessibilité tout comme les aventures où l’on se perd tout en perdant l’autre suscitent, en contre-point, une nouvelle fascination. En s’appuyant sur trois romans qui mènent des Européens dans les actuels pays africains – Herz aus Sand (2009) de Daniel Goetsch, Keine Chance in Mori (2007) de David Signer et Bo (2013) de Rainer Merkel – et en se référant aux portraits de Felicitas Hoppe dans Verbrecher und Versager (2004), cet article reprend le topos colonial des « disparus » en Afrique, mais l’aborde de façon critique, à travers une approche culturelle mais aussi sous l’angle de la mondialisation. Au regard de l’héritage colonial et du déséquilibre persistant dans un monde globalisé, les images traditionnelles de l’Afrique et les topos coloniaux sont tantôt soumis à une critique postcoloniale autoréflexive, tantôt remodelés par un échange interculturel, ou encore, comme chez Rainer Merkel, pris à rebours et totalement reconfigurés. Une attention particulière est accordée à l’aspect littéraire de ces nouveaux romans sur l’Afrique et aux structures narratives qui les caractérisent.