Monnaie frappée et pensée abstraite dans la Grèce du viie siècle avant J.-C.

Ce texte propose une lecture critique de la thèse d’Alfred Sohn-Rethel prétendant que la monnaie apparue en Grèce ancienne autour de 680 av. J.-C. serait la cause originelle de la pensée conceptuelle. Pour nous, l’émergence quasi simultanée de l’échange monétaire et de la pensée conceptuelle serait...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/rg,
Auteur principal: Ancori, Bernard
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Recherches germaniques 2020
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Ce texte propose une lecture critique de la thèse d’Alfred Sohn-Rethel prétendant que la monnaie apparue en Grèce ancienne autour de 680 av. J.-C. serait la cause originelle de la pensée conceptuelle. Pour nous, l’émergence quasi simultanée de l’échange monétaire et de la pensée conceptuelle serait une corrélation plutôt qu’une causalité. Afin de montrer cette corrélation, je résumerai d’abord l’argument central de Sohn-Rethel. Puis je décrirai le processus menant – vers 630 av. J.-C, non vers 680 – à l’émergence de la pensée conceptuelle et de l’échange monétaire. Enfin, je montrerai que le même type de processus mena à la résurgence de ces deux phénomènes au tournant des xiie-xiiie siècles de l’Occident médiéval, et je proposerai à ce propos une interprétation en termes d’évolution du système idéologique indo-européen.