La révolution en mouvement
La Première Guerre mondiale marque en Allemagne la fin de l’Empire et l’avènement de la République de Weimar, avec une lutte entre modérés (MSPD) et groupes plus radicaux (Spartakistes, USPD entre autres). Cet article analyse les actualités filmées comme source et s’intéresse à la manière dont la ré...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/rg, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Recherches germaniques
2026
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La Première Guerre mondiale marque en Allemagne la fin de l’Empire et l’avènement de la République de Weimar, avec une lutte entre modérés (MSPD) et groupes plus radicaux (Spartakistes, USPD entre autres). Cet article analyse les actualités filmées comme source et s’intéresse à la manière dont la révolution de 1918-1919 a investi la rue berlinoise. Le texte montre comment la rue, par l’occupation massive et la perturbation de l’ordre quotidien, devient un média de masse (Lindenberger/Sittler), c’est-à-dire un espace de communication politique et de visibilité sociale. Les bandes d’actualité, en filmant ces mouvements, créent une imbrication entre deux médias de masse : la rue et le cinéma. L’analyse permet également de mettre en évidence le rôle des actes performatifs qui renforcent l’identité collective et la légitimité du mouvement révolutionnaire. Mais l’utilisation de la rue fait également apparaître un palimpseste médial et une resémantisation : sur les images se superposent les couches symboliques de l’Allemagne impériale (statues, monuments) et les nouvelles significations révolutionnaires. Le cinéma, par ses cadrages et ses intertitres, participe à cette resémantisation, mais aussi à une reconstruction a posteriori des événements, souvent au service du pouvoir en place. |
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