Lecture jungienne du malaise dans la culture
Tout comme Freud, s’autorisant de son expérience de clinicien pour se livrer à des considérations sur l’avenir de la religion et le « malaise dans la culture » (Das Unbehagen in der Kultur), Jung ne pouvait en tant que « médecin de l’âme » rester indifférent au mal-être de l’homme moderne, souffrant...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/rg, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Recherches germaniques
2019
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Tout comme Freud, s’autorisant de son expérience de clinicien pour se livrer à des considérations sur l’avenir de la religion et le « malaise dans la culture » (Das Unbehagen in der Kultur), Jung ne pouvait en tant que « médecin de l’âme » rester indifférent au mal-être de l’homme moderne, souffrant d’une dissociation intérieure artificiellement compensée par l’extraversion à quoi le contraint la vie sociale. Ce sont pourtant là deux visions très différentes de la culture : Freud cherchant un compromis acceptable entre désirs individuels et contraintes collectives, alors que Jung mise sur l’individuation en tant que réalisation d’une totalité psychique (Soi) susceptible de transformer de façon significative et durable l’environnement politique et social. Seul l’individu pleinement « individué » sera dans le futur capable de résister à la contagion émotionnelle des phénomènes de masse qui ne vont sans doute que s’amplifier, et dans lesquels Jung dit voir l’origine de la plupart des totalitarismes qui ont ensanglanté l’histoire du xxe siècle. |
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