L’eau rend malade et la forêt se venge
L’article s’inscrit dans la continuité des récentes relectures écocritiques des pièces du dramaturge norvégien Henrik Ibsen (1828-1906), tout en interrogeant leur pertinence. L’étude en diptyque d’En folkefiende [Un ennemi du peuple] (1882) et Vildanden [La Cane sauvage] (1884) montre qu’Ibsen avait...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/rg, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Recherches germaniques
2025
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’article s’inscrit dans la continuité des récentes relectures écocritiques des pièces du dramaturge norvégien Henrik Ibsen (1828-1906), tout en interrogeant leur pertinence. L’étude en diptyque d’En folkefiende [Un ennemi du peuple] (1882) et Vildanden [La Cane sauvage] (1884) montre qu’Ibsen avait déjà, à la fin du xixe siècle, bien compris que la pollution de l’eau et la déforestation étaient souvent provoquées et perpétrées par des dérives capitalistes. De prime abord, ces deux drames semblent parfaitement illustrer la théorie du Capitalocène qui postule que le système capitaliste et la quête démesurée de profits mènent à la destruction de l’environnement. Cependant, bien qu’il soit tentant de considérer Ibsen comme l’un des précurseurs des drames écologiques, l’accent sera mis sur la nécessité de nuancer cette perspective. En effet, la maltraitance de la nature a plutôt vocation à servir de réservoir littéraire d’analogies pour parler, contrairement à ce que les apparences peuvent laissent penser, de blessures bien humaines. |
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