Prédire l’avenir ou relancer le devenir ?
À l’occasion du centenaire de leurs œuvres majeures, le deuxième tome de Der Untergang des Abendlandes (1918) et Der Historismus und seine Probleme (1922), cet article se propose de confronter la pensée de deux intellectuels décisifs des premières années de la République de Weimar : le néoconservate...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rg, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Recherches germaniques
2023
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | À l’occasion du centenaire de leurs œuvres majeures, le deuxième tome de Der Untergang des Abendlandes (1918) et Der Historismus und seine Probleme (1922), cet article se propose de confronter la pensée de deux intellectuels décisifs des premières années de la République de Weimar : le néoconservateur Oswald Spengler (1880-1936) et le démocrate libéral Ernst Troeltsch (1865-1923). En partant de la provocation contenue dans la thèse du « déclin », l’analyse reconstitue leur conception respective de l’histoire, de l’Occident et de la démocratisation de l’Allemagne. L’objectif est d’examiner leurs antagonismes tout en mettant en lumière leur appartenance à un arrière-plan historique et discursif commun, dans lequel les motifs formels qui structurent l’argumentation présentent de fortes analogies : le renouvellement de la philosophie de l’histoire et de l’histoire universelle, la critique de l’eurocentrisme, l’inéluctabilité de la démocratie et la mise en évidence de ses dangers, l’usage ambivalent du conservatisme dans la légitimation des positions idéologiques. |
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