Aux origines du Conseil national des programmes (1983-1990) : instruments et acteurs d’une nouvelle gouvernance des contenus d’enseignements
La création du Conseil national des programmes (CNP) en 1990 marque une double rupture dans l’histoire des réformes des programmes scolaires. La première tient à la temporalité et au cadre institutionnel des transformations des programmes : le CNP est l’instrument d’une réforme coordonnée, globale e...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/rfp, |
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| 主要な著者: | , |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Revue française de pédagogie
2017
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La création du Conseil national des programmes (CNP) en 1990 marque une double rupture dans l’histoire des réformes des programmes scolaires. La première tient à la temporalité et au cadre institutionnel des transformations des programmes : le CNP est l’instrument d’une réforme coordonnée, globale et simultanée de l’ensemble des disciplines en fonction de principes communs et applicables de manière transversale. La seconde tient à une modification des rapports de force entre les acteurs des réformes : la création du CNP se traduit par le dessaisissement de l’Inspection générale et des associations de spécialistes au profit du CNP, du cabinet du ministre et des directions pédagogiques du ministère. Pour expliquer cette double rupture, cet article étudie les dispositifs de légitimation, commissions et rapports, ainsi que les acteurs, individuels et collectifs, ayant présidé à la création du CNP. Il montre ce que l’efficacité symbolique de ces dispositifs doit à leur approche systémique et globale des contenus, au soutien politique fort dont ils bénéficient, à leur ouverture à des acteurs d’ordinaire exclus du débat sur les programmes et à la mobilisation de la légitimité scientifique venant concurrencer la légitimité pédagogique et disciplinaire. Il met enfin au jour les contradictions d’un dispositif oscillant entre autonomie et instrumentalisation politique de la légitimité scientifique et leurs conséquences sur le futur CNP. |
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