Des filles conformistes ? Des garçons déviants ? Manières d’être et de faire des élèves de milieux populaires
La question de la scolarisation différentielle des sexes a d’abord été posée dès les années soixante-dix sous l’impulsion de mouvements de recherche d’orientation féministe. Il s’agit alors de tenter de rendre visible la place « paradoxale » des filles dans l’école. La recherche a travaillé à apport...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rfp, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue française de pédagogie
2013
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La question de la scolarisation différentielle des sexes a d’abord été posée dès les années soixante-dix sous l’impulsion de mouvements de recherche d’orientation féministe. Il s’agit alors de tenter de rendre visible la place « paradoxale » des filles dans l’école. La recherche a travaillé à apporter des explications aux différentiels de réussite entre l’un et l’autre sexe ; les comportements de docilité, de sérieux, d’adaptation pour les unes et les attitudes de perturbation, d’agitation pour les autres se sont vus conférer une valeur explicative majeure. Or, comme nous tenterons de le montrer dans cet article, il ne semble pas que le couple dichotomique conformité versus déviance puisse rendre raison de tout ce qui se joue pour les filles et les garçons de milieux populaires, dès lors que l’on analyse leurs conduites en classe. Nous proposons de mettre en œuvre, pour cet article, ce que nous appelons une analyse relationnelle de la différence des sexes. Ce mode d’analyse des conduites en classe nous permettra d’éclairer les processus et les dynamiques en œuvre, processus complexes qui conduisent à une actualisation, dans la classe, des usages des corps, des gestes, des voix et des pairs sexués. |
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