Pratiques de savoir en classe et chez les historiens : une étude de cas au collège

Savoir en histoire peut s’entendre comme une réponse à la question : « Pourquoi les choses se sont justement passées ainsi et pas autrement ? » (Koselleck, 1997), c’est-à-dire ne pas se contenter de savoir que tel événement a eu lieu, mais rendre raison des nécessités et contingences dont il découle...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/rfp,
Κύριος συγγραφέας: Doussot, Sylvain
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Revue française de pédagogie 2011
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Savoir en histoire peut s’entendre comme une réponse à la question : « Pourquoi les choses se sont justement passées ainsi et pas autrement ? » (Koselleck, 1997), c’est-à-dire ne pas se contenter de savoir que tel événement a eu lieu, mais rendre raison des nécessités et contingences dont il découle. Problématiser ainsi la connaissance d’un événement du passé, c’est dépasser la linéarité de l’explication chronologique, où ce qui précède explique ce qui suit, et c’est explorer les possibles auxquels les hommes ont été confrontés. Dans cet article, le cas de trois collégiens montre comment des pratiques de savoir propres à la classe peuvent se déployer et donner accès à ce type de problématisation : à travers l’appropriation des textes d’un manuel scolaire, les élèves produisent des données, les mettent en relation et les recontextualisent en fonction du problème historique qui s’ébauche dans un même mouvement. Nous en tirons les conditions qui rendent une histoire problématisée à l’école possible.