Au musée comme chez soi. Interroger l’éducation osmotique à l’aisance culturelle en dehors de la famille
L’article s’appuie sur l’observation d’un atelier artistique extrascolaire hebdomadaire prenant place dans un musée d’art moderne et accueillant une quinzaine d’enfants chaque semaine. En raison de sa configuration spécifique (entre-soi enfantin, réinscription du public au fil des années, connivence...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rfp, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue française de pédagogie
2025
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’article s’appuie sur l’observation d’un atelier artistique extrascolaire hebdomadaire prenant place dans un musée d’art moderne et accueillant une quinzaine d’enfants chaque semaine. En raison de sa configuration spécifique (entre-soi enfantin, réinscription du public au fil des années, connivence de classe entre animateurs et parents des enfants inscrits, mode d’encadrement avant tout soucieux du bien-être et des plaisirs enfantins), cet atelier a pu être appréhendé comme un « laboratoire social » permettant d’observer empiriquement ce que Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron nomment la « transmission par osmose ». Fondé sur des matériaux empiriques, l’article se propose ainsi de mettre le concept d’osmose à l’épreuve du terrain afin, d’une part, de mettre au jour le processus socialisateur à l’œuvre dans la production précoce des formes incorporées du capital culturel (aisance culturelle, sentiment de légitimité), du côté des enfants, et d’autre part, d’interroger le caractère supposément « non intentionnel » de la transmission osmotique, du côté des agents de socialisation (mise en scène de routines ou d’un cadre expérientiel pour les apprentissages, mise à distance du « scolaire » et du laborieux). |
|---|