Une conscience émancipée dans un corps maussade ? Quand une pédagogie engagée féministe fait face à un (dés)engagement étudiant
Cet article vise à confronter et à mesurer l’écart entre deux récits d’une même expérience de pédagogie critique féministe aux États-Unis : celle d’une professeure, bell hooks (Gloria Watkins), et celle de « son » étudiant, Gary Dauphin. Que se produit-il lorsque l’engagement enseignant et l’engagem...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/rfp, |
|---|---|
| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Revue française de pédagogie
2022
|
| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Cet article vise à confronter et à mesurer l’écart entre deux récits d’une même expérience de pédagogie critique féministe aux États-Unis : celle d’une professeure, bell hooks (Gloria Watkins), et celle de « son » étudiant, Gary Dauphin. Que se produit-il lorsque l’engagement enseignant et l’engagement étudiant entrent en conflit ? Je tenterai de répondre en analysant une divergence entre les discours des deux protagonistes : là où bell hooks souligne l’importance de la pratique de la liberté par la conscientisation, le rôle central de la « conscience critique et [de l’]engagement », Gary Dauphin, quant à lui, répète que ce sont les limites de son corps qui ont déterminé la situation, un corps « maussade », inerte et renonçant. |
|---|