Sous-métis d’Australie. Sort des métis issus d’unions entre Aborigènes et Asiatiques jusque dans les premiers temps de la Fédération
Pendant une bonne partie de sa courte histoire et particulièrement aux cours des années fondatrices du Commonwealth, l’Australie se projetait comme une nation « britannique » des Antipodes. L’idéal de la « politique de l’Australie Blanche » eût été de limiter l’accès de son territoire aux seuls immi...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/rfcb, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Revue française de civilisation britannique
2016
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Pendant une bonne partie de sa courte histoire et particulièrement aux cours des années fondatrices du Commonwealth, l’Australie se projetait comme une nation « britannique » des Antipodes. L’idéal de la « politique de l’Australie Blanche » eût été de limiter l’accès de son territoire aux seuls immigrants originaires des Îles britanniques, de diluer génétiquement comme culturellement la minorité aborigène. Pourtant, le monde changeant, l’Australie finit, bien à contrecœur, par se résoudre à accepter l’arrivée croissante d’Européens de l’Est et du Sud, puis d’Asiatiques. Le rapport Bringing Them Home de 1997 sur les « Générations volées » d’enfants arrachés à leurs foyers pour être « civilisés » dans des institutions religieuses ou d’État a dénoncé l’un des aspects peu glorieux du traitement réservé aux métis. Il était là question surtout de métis issus d’unions entre blancs et Aborigènes. Or quoi qu’eussent voulu oublier et/ou faire oublier les Australiens, il existait avant même l’installation des premiers colons européens des relations entre les Aborigènes et leurs voisins du nord, et il y eut une immigration asiatique non négligeable dès le XIXe siècle. En raison de leur double ascendance, les métis issus d’unions entre Asiatiques et Aborigènes se trouvèrent doublement stigmatisés par l’addition des préjugés raciaux. Leurs difficultés spécifiques à accéder à la citoyenneté jusqu’au XXe siècle sont particulièrement révélatrices du profond rejet de l’altérité qui a caractérisé la société australienne jusqu’à l’adoption officielle du multiculturalisme dans les années 1970. |
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