Les Municipalités et le branding culturel en France et au Royaume-Uni : étude comparative du Chinatown londonien et du quartier asiatique de Paris

Situés respectivement à Soho (dans le West End de Londres) et dans le 13e arrondissement de Paris, le Chinatown londonien et le quartier asiatique de Paris constituent des enclaves ethniques dont la construction identitaire bénéficie en partie de stratégies de branding culturel mises en place par de...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/rfcb,
المؤلف الرئيسي: Dang, Quôc-Dung
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Revue française de civilisation britannique 2020
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الوصف
الملخص:Situés respectivement à Soho (dans le West End de Londres) et dans le 13e arrondissement de Paris, le Chinatown londonien et le quartier asiatique de Paris constituent des enclaves ethniques dont la construction identitaire bénéficie en partie de stratégies de branding culturel mises en place par des acteurs politiques et économiques. Cet article met en évidence une comparaison de ce processus de branding dans ces deux quartiers, à travers des parallèles et des contrastes entre les modalités de branding spécifiques qu’utilisent les collectivités locales: la municipalité de Londres (Westminster City Council) et celle du 13e arrondissement de Paris. Dans la capitale anglaise, le phénomène de branding est traduit par la « touristification » de ces quartiers dits « ethniques ». Ces derniers sont marketés et labellisés comme étant des espaces d’attractions culturelles. De telles stratégies n’ont pas encore été mises à l’œuvre de manière concertée à Paris. Sous un regard croisé, l’article montrera en quoi la représentation de ces enclaves ethniques relève des modèles différents de gestion de la diversité culturelle. On constate ainsi que l’approche outre-Manche est fortement influencée par les politiques dites « multiculturalistes » de régénération urbaine et développement économique, tandis qu’à Paris, ce type d’approche se heurte au scepticisme des collectivités locales.