Doublement minoritaire : le cas de Matthew Mead, « independent minister » (c. 1630-1699)

Faut-il être doublement minoritaire en Angleterre à la fin du XVIIe siècle pour mieux apprécier les vertus de l’adage : l’union fait la force ? Il semble que ce soit le cas d’un prédicateur presqu’oublié de nos jours, Matthew Mead, né vers 1630 et mort en 1699. Appartenant au mouvement dissident for...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/rfcb,
Autor principal: Sancery, Arlette
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Revue française de civilisation britannique 2016
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Faut-il être doublement minoritaire en Angleterre à la fin du XVIIe siècle pour mieux apprécier les vertus de l’adage : l’union fait la force ? Il semble que ce soit le cas d’un prédicateur presqu’oublié de nos jours, Matthew Mead, né vers 1630 et mort en 1699. Appartenant au mouvement dissident fortement opposé aux Anglicans mais minoritaire après la mort de Cromwell, Matthew Mead vit les années tumultueuses de la Restauration et du retour de la monarchie Stuart au pouvoir, avant que la Glorious Revolution ne la chasse. Conscient de la faiblesse politique des « Independents » (congrégationalistes) dont il est l’une des grandes voix, il ne cesse de prêcher en faveur de « the happy union », mouvement de réconciliations entre presbytériens et congrégationalistes. L’échec de ses espoirs n’atténue en rien sa popularité, qui se manifeste en particulier lors de ses funérailles où les adversaires se retrouvent dans un même chagrin.