Clients, usagers et suspects : les mots de la protection sociale en Grande-Bretagne et en France
Une analyse sémantique quantitative modeste des sites parlementaires et institutionnels consacrés à la protection sociale en Grande-Bretagne et en France permet de faire ressortir des lignes de force. Ces dernières fournissent des indications sur les stratégies de communication des décideurs plus qu...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/rfcb, |
|---|---|
| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Revue française de civilisation britannique
2021
|
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Une analyse sémantique quantitative modeste des sites parlementaires et institutionnels consacrés à la protection sociale en Grande-Bretagne et en France permet de faire ressortir des lignes de force. Ces dernières fournissent des indications sur les stratégies de communication des décideurs plus que sur la réalité. En Grande-Bretagne, la représentation du social a changé très significativement au cours des années New Labour. La figure de la victime ou de l’allocataire a cédé la place à celle de l’individu incité à faire des choix, et à assumer les devoirs qui accompagnent les droits. La notion de choix est mise en avant même dans les secteurs où, en réalité, le choix du citoyen usager est très limité, par exemple dans le système de santé qui, en, Grande-Bretagne, reste universel et égalitaire. Dans le secteur du logement, le choix laissé aux citoyens se conformant à la norme est un élément de contrôle social. Le décalage entre réalité et représentation est donc à la fois considérable et significatif en termes idéologiques. En France, c’est plutôt une image institutionnelle et administrative, voire bureaucratique qui est renvoyée, en décalage avec les enjeux des débats relatifs à la protection sociale. |
|---|