Daniel Defoe, un dissident au service de l’orthodoxie protestante
Après avoir été pendant de longues années le porte-parole officieux de ses coreligionnaires dissidents, Defoe, dans The Family Instructor (1715-1718) et dans The New Family Instructor (1727), s’exprime au nom de tous les protestants. Il s’agit de défendre l’orthodoxie protestante contestée non seule...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/rfcb, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Revue française de civilisation britannique
2019
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Après avoir été pendant de longues années le porte-parole officieux de ses coreligionnaires dissidents, Defoe, dans The Family Instructor (1715-1718) et dans The New Family Instructor (1727), s’exprime au nom de tous les protestants. Il s’agit de défendre l’orthodoxie protestante contestée non seulement, comme elle l’était naguère, par le catholicisme et le judaïsme, mais surtout par des doctrines hétérodoxes telles que le déisme, le socinianisme et l’arianisme, qui ont le vent en poupe au cours des premières décennies du XVIIIe siècle. Pour les discréditer, Defoe emprunte des arguments aux polémistes anglicans comme aux propagandistes dissidents. Il défend avec une vigueur particulière les dogmes de la Trinité et de la prédestination, alors que nombre de ses coreligionnaires presbytériens inclinent à l’arminianisme et à l’arianisme. Cet article montre que l’attachement de Defoe à ces dogmes peut s’expliquer par son appartenance à l’aile la plus stricte du presbytérianisme jadis incarnée par Samuel Annesley (1620-1696). |
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