Satire graphique et enracinement national : le dessin de presse britannique

À la fin du XXe siècle, l’art du dessin de presse fut tardivement reconnu comme partie intégrante de la culture visuelle britannique. Dans cet article, on le considère comme l’hériter légitime de la satire graphique du XVIIIe siècle, que représentent notamment les œuvres de James Gillray et George C...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/rfcb,
Autor principal: Millat, Gilbert
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Revue française de civilisation britannique 2018
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:À la fin du XXe siècle, l’art du dessin de presse fut tardivement reconnu comme partie intégrante de la culture visuelle britannique. Dans cet article, on le considère comme l’hériter légitime de la satire graphique du XVIIIe siècle, que représentent notamment les œuvres de James Gillray et George Cruikshank. L’analyse de ‘Substance and Shadow’, un dessin de John Leech portant la mention ‘Cartoon n° I’ montre sa pertinence dans le cadre d’une réflexion sur les relations entre art et nation. Par leur longévité, des allégories telles que Britannia et John Bull attestent de la permanence de l’engouement nationaliste dans la satire graphique. Enfin, on soutient qu’à travers les emprunts fréquents à la tradition du XVIIIe siècle, les dessins de presse jettent un pont entre la culture visuelle du présent et les maîtres du passé. Bien que les dessinateurs aient tendance à recourir à l’exaltation patriotique en temps de guerre, ils contribuent à nous faire revisiter des siècles de culture britannique sans chauvinisme manifeste.