Particularisme philanthropique vs universalité de l’État-providence : la « Big Society » peut-elle remplacer le gouvernement ?

Depuis les années 1970 et la mise en place d’un modèle économique néolibéral, tous les gouvernements britanniques, conservateurs comme travaillistes, cherchent à réduire le rôle de l’État, particulièrement dans le domaine social. La solution préconisée semble être de rendre le pouvoir à la société c...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/rfcb,
Egile nagusia: Espiet-Kilty, Raphaële
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Revue française de civilisation britannique 2017
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Depuis les années 1970 et la mise en place d’un modèle économique néolibéral, tous les gouvernements britanniques, conservateurs comme travaillistes, cherchent à réduire le rôle de l’État, particulièrement dans le domaine social. La solution préconisée semble être de rendre le pouvoir à la société civile partant du postulat que la base est mieux à même d’agir en toute connaissance de cause pour régler les problèmes qui l’affectent. Le parti pris est donc que des individus, que ce soit à titre privé ou dans le cadre d’associations peuvent, par le biais d’actions philanthropiques, régler les problèmes de la société, alors que l’État ne le peut pas. Au-delà de la question du lien entre société civile et État, se profile également une autre question : celle des pouvoirs de la société civile. Imaginée ? Idéalisée ? Opérante ? La société civile peut-elle assumer les fonctions de l’État-providence ? Pour répondre il convient de savoir qui sont les bénévoles et également de comprendre pour quelles causes ils s’engagent en se concentrant sur la période 2010-2015, intervalle durant lequel le gouvernement de coalition exhorte la société civile ou « Big Society » à se construire – ou reconstruire – pour pallier le démantèlement de l’État-providence, accéléré par des mesures d’austérité budgétaire.