Le référendum britannique du 23 juin 2016 : un simulacre de démocratie ?

Lors du référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne qui s’est tenu le 23 juin 2016, les Britanniques ont pris une décision fondamentale non seulement pour l’avenir de leur pays, mais également pour celui de l’Union toute entière. Outre les questions telles la place du Royaume-U...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/rfcb,
1. Verfasser: Auer, Christian
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Revue française de civilisation britannique 2017
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Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:Lors du référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne qui s’est tenu le 23 juin 2016, les Britanniques ont pris une décision fondamentale non seulement pour l’avenir de leur pays, mais également pour celui de l’Union toute entière. Outre les questions telles la place du Royaume-Uni dans l’Europe et dans le monde, la souveraineté nationale, l’immigration ou encore la sécurité, les aspects d’ordre économique constituèrent sans nul doute un des enjeux majeurs. Les Britanniques furent en effet amenés à imaginer les conséquences d’un éventuel Brexit sur le commerce, l’investissement, le marché de l’emploi ou encore la libre circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux. Une majorité d’économistes furent favorables à un maintien dans l’Union mais un nombre non négligeable d’analystes affirmèrent que l’économie britannique bénéficierait d’une sortie de l’Union. Comme l’a remarquablement (et prosaïquement) résumé le Financial Times dans un article du 22 février 2016: « Economists cannot predict what will happen if Britain leaves the EU ». Il est donc légitime de se demander comment les citoyens britanniques furent en mesure de faire un choix éclairé alors que les spécialistes les plus éminents proposèrent des scénarios totalement contradictoires. Les électeurs se déterminèrent vraisemblablement en fonction de facteurs plus empiriques, émotionnels ou subjectifs. Ce référendum ne fut donc qu’un simulacre de démocratie, dans la mesure où il tendit à faire croire aux citoyens britanniques qu’ils avaient les capacités et les compétences pour répondre à une question, certes formulée de façon claire, comme il est de coutume dans un exercice de démocratie directe de ce type, mais en fait éminemment complexe.