Les Troubles et le conflit au Moyen-Orient : alliances coloniales et solidarité transnationale
Pendant les Troubles en Irlande du Nord, plus particulièrement entre la fin des années 1970 et le début des années 1980, le paysage urbain de certains quartiers catholiques revêt les couleurs du drapeau palestinien. Que celui-ci soit peint sur des fresques murales, accroché sur des bâtiments ou bran...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/rfcb, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Revue française de civilisation britannique
2024
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Pendant les Troubles en Irlande du Nord, plus particulièrement entre la fin des années 1970 et le début des années 1980, le paysage urbain de certains quartiers catholiques revêt les couleurs du drapeau palestinien. Que celui-ci soit peint sur des fresques murales, accroché sur des bâtiments ou brandi lors de manifestations, il témoigne d’une identification à la cause palestinienne lue, comme le conflit nord-irlandais, à travers le prisme de la question coloniale et de la partition. De plus, les expériences de l’incarcération, de la détention administrative, et de la grève de la faim sont un terreau fertile sur lequel fleurissent des liens de solidarité transnationale entre certains groupes armés tels que l’Armée républicaine irlandaise ou l’Armée irlandaise de libération nationale et l’Organisation de libération de la Palestine. Ces liens de solidarité entre certaines factions républicaines nord-irlandaises et certaines organisations palestiniennes se matérialisent par des échanges d’armes, de munitions et de connaissances sur les explosifs. Bien plus tard, au début des années 2000, après la signature de l’Accord du Vendredi saint et le début de la seconde intifada, les drapeaux palestiniens, font de nouveau une apparition très visible dans les manifestations républicaines, comme par exemple lors des commémorations annuelles du Bloody Sunday. En réaction, on voit aussi apparaître des drapeaux israéliens dans certains quartiers protestants d’Irlande du Nord, notamment à l’initiative de l’Association de défense de l’Ulster, avec une mise en avant d’un discours fondé sur la mentalité obsidionale de la communauté unioniste, et souvent nourri par des croyances religieuses. Alors que la paix est signée en Irlande du Nord, et que la violence va progressivement s’apaiser, on assiste à un déplacement du conflit dans l’ordre du symbolique qui laisse à penser que le processus de réconciliation n’a pas totalement abouti. Grâce à l’étude de sources primaires (entretiens, presse militante, littérature grise, presse généraliste) cet article met en lumière l’origine de l’identification républicaine à la cause palestinienne, ses implications et son utilisation par le parti républicain Sinn Féin à des fins pragmatiques. Il s’intéresse aussi aux manifestations unionistes de soutien à Israël, en tâchant d’identifier des affinités politiques et religieuses. Ce soutien apporté aux belligérants du conflit au Moyen-Orient nous permet de nous questionner sur le caractère inachevé du processus de paix en Irlande du Nord, et sur les divisions qui persistent « dans les cœurs et les esprits », selon les termes de John Hume. |
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