Les Républicaines dans le conflit nord-irlandais, entre dissidence et continuité
Les Irlandaises, bien qu’elles jouent un rôle capital dans le mouvement nationaliste irlandais, ont été largement invisibilisées dans l’historiographie du pays, puisqu’après la Partition de l’île et la Guerre civile qui en découla (1922-1923), elles ont été escamotées du récit national à mesure que...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/rfcb, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Revue française de civilisation britannique
2024
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Les Irlandaises, bien qu’elles jouent un rôle capital dans le mouvement nationaliste irlandais, ont été largement invisibilisées dans l’historiographie du pays, puisqu’après la Partition de l’île et la Guerre civile qui en découla (1922-1923), elles ont été escamotées du récit national à mesure que le nouvel État, au sud, tentait d’établir une certaine stabilité en célébrant les valeurs traditionnelles que l’on retrouvera dans la constitution irlandaise de 1937. De l’autre côté de la frontière, alors que le mouvement estudiantin pacifiste pour les droits civiques de la fin des années 1960 cède la place à la violence généralisée, les femmes rejoignent l’IRA qui renaît de ses cendres, mais aussi Cumann na mBan, un groupe paramilitaire qui n’a jamais cessé son activité.Dès lors les Irlandaises participent au mouvement nationaliste républicain, notamment en prenant les armes, et ce jusqu’à la ratification des Accords de paix de Belfast de 1998, voire même au-delà, dans la mesure où ces derniers ne sonnent pas la fin de toute la violence. Cumann na mBan est aussi, par ailleurs, la plus ancienne organisation paramilitaire irlandaise toujours en activité aujourd’hui, au sein de ce que les autorités appellent paradoxalement « la dissidence » (dans la mesure où elle s’oppose aux Accords de paix), ce qui fait des femmes de Cumann na mBan et de l’IRA qui ont pris les armes durant conflit en Irlande du Nord les héritières directes des femmes de la période révolutionnaire. Il est donc nécessaire de s’intéresser à ces femmes, en mêlant histoire, mémoire et histoire orale, pour leur redonner la parole, afin d’explorer la tension entre continuité – celle du mouvement nationaliste irlandais depuis le tournant du siècle dernier – et « dissidence », c’est-à-dire le refus de la fin du conflit et de la violence dans la mesure où l’objectif d’une république irlandaise comprenant toute l’île n’est toujours pas atteint. |
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