Violences conjugales en période de crise sanitaire : les politiques publiques britanniques à l’épreuve de « la pandémie fantôme »

Le 23 mars 2020, le gouvernement de Boris Johnson déclarait un confinement en réponse à la pandémie de Covid-19 qui s’étendait à travers le pays. Très rapidement, les associations féministes d’aide aux victimes de violences conjugales alertaient les pouvoirs publics sur l’émergence d’une « pandémie...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/rfcb,
Autor principal: Nativel, Corinne
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Revue française de civilisation britannique 2023
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Le 23 mars 2020, le gouvernement de Boris Johnson déclarait un confinement en réponse à la pandémie de Covid-19 qui s’étendait à travers le pays. Très rapidement, les associations féministes d’aide aux victimes de violences conjugales alertaient les pouvoirs publics sur l’émergence d’une « pandémie fantôme ». En se retrouvant enfermées dans le domicile conjugal, les femmes victimes subissaient une surexposition au risque de violence. Les données statistiques et les diverses enquêtes quantitatives et qualitatives produites par différentes agences et par la recherche scientifique ont largement corroboré cette alerte. Cet article examine les réponses apportées par les pouvoirs publics au niveau national et par les acteurs du territoire. Il montre que la crise sanitaire a agi comme un miroir grossissant et provoqué des réponses d’urgence destinées à la gestion immédiate du risque sans pour autant produire un véritable changement de paradigme ou une reconfiguration des politiques publiques. En ce sens, elle pourrait représenter un épiphénomène plutôt qu’un véritable tournant dans l’histoire de la lutte contre les violences faites aux femmes au Royaume-Uni.