« En fait, moi ça n’a pas changé grand-chose »

À partir d’une enquête sociologique, l’article analyse le rapport au temps, à l’espace et aux circulations des adolescents vivant en milieu rural et de classes populaires pendant la crise sanitaire du Covid-19. Cette contribution discute l’idée selon laquelle tous les quotidiens auraient été affecté...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/revss,
Main Authors: Amsellem-Mainguy, Yaëlle, Blum, Pauline
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Revue des sciences sociales 2023
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:À partir d’une enquête sociologique, l’article analyse le rapport au temps, à l’espace et aux circulations des adolescents vivant en milieu rural et de classes populaires pendant la crise sanitaire du Covid-19. Cette contribution discute l’idée selon laquelle tous les quotidiens auraient été affectés et de manière homogène. On s’intéresse ici à ceux pour qui cette période n’a « pas changé grand-chose » en cherchant d’une part à comprendre ce que cela nous dit des pratiques de sociabilité et d’investissement de l’espace local des adolescent·e·s vivant en campagne et d’autre part ce que nous révèlent ces quotidiens inchangés des inégalités qui traversent la jeunesse. C’est donc à ces quotidiens inchangés que l’on s’intéresse à partir d’une recherche menée entre septembre 2020 et janvier 2021 auprès d’adolescent·e·s vivant dans des villages, centres-bourgs, hameaux des Ardennes, du Limousin, mais aussi de Seine-Maritime, du Loir-et-Cher, du Maine-et-Loire et d’Ariège. À partir des récits de trois jeunes, l’article analyse le rapport au temps, à l’espace (domestique, public et extérieur) et aux mobilités des jeunes ruraux des classes populaires. Il saisit aussi leur évolution ou permanence au fil de la crise. Au final, il s’agit de montrer comment cette période s’est inscrite dans la continuité d’une vie quotidienne, marquée en amont par la vulnérabilité et/ou la précarité sociale.