Les « points vitaux » de la sucrerie Méjico
Cet article propose une réflexion autour d’un secret religieux afro-cubain transmis de génération en génération dans la famille descendante de l’esclave Ta Jorge, lequel a été le chef des captifs ayant vécu à la plantation Álava, aujourd’hui nommée Méjico (Matanzas, Cuba). Ce secret concerne la loca...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/revss, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Revue des sciences sociales
2021
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Cet article propose une réflexion autour d’un secret religieux afro-cubain transmis de génération en génération dans la famille descendante de l’esclave Ta Jorge, lequel a été le chef des captifs ayant vécu à la plantation Álava, aujourd’hui nommée Méjico (Matanzas, Cuba). Ce secret concerne la localisation des « points vitaux » de la sucrerie Méjico où sont dispersées des offrandes afin de garantir le bon déroulement de la récolte de canne à sucre. En adoptant l’approche relationnelle et pragmatique, je montrerai que ce secret émerge d’une mémoire incorporée de l’histoire plantationnaire locale. Il constitue une modalité de contrôle de la violence qu’incarne par la plantation, et réactualise par là-même le rôle des descendants de Ta Jorge en tant que médiateurs privilégiés entre les habitants et le divin. Intégrant la parenté et la mémoire dans le débat sur le secret afro-cubain, ce travail permettra de proposer une typologie de ces savoirs cachés définis selon les dynamiques relationnelles qu’ils engagent. |
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