Les victimes du terrorisme d’État et la gestion du passé récent en Argentine
Cet article interroge les processus de formalisation, d’objectivation et d’officialisation de la catégorie « victime du terrorisme d’État » en Argentine, à partir de l’analyse de trois cas de gestion du passé récent : les litiges traités devant les tribunaux suite à la mise en œuvre de politiques ré...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/revss, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Revue des sciences sociales
2021
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article interroge les processus de formalisation, d’objectivation et d’officialisation de la catégorie « victime du terrorisme d’État » en Argentine, à partir de l’analyse de trois cas de gestion du passé récent : les litiges traités devant les tribunaux suite à la mise en œuvre de politiques réparatrices pour les victimes et leurs familles, les débats parlementaires résultant de l’adoption de nouvelles lois reconnaissant les victimes du terrorisme d’État et l’affichage public de listes officielles de victimes à des fins commémoratives. Considérant que « tout acte de nomination et de classification est un acte politique » (Agier), je postule la nécessité de replacer les études sur les droits humains et la mémoire dans l’espace du politique et d’appréhender les luttes de classification dans le champ du pouvoir d’État. Cette perspective permettra d’étudier les effets des processus de consécration de la catégorie sociale « victime du terrorisme d’État » dans la reconfiguration actuelle des relations entre activisme, État et mémoire. |
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