Tourisme chamanique et quête de soi

Cet article est né d’un terrain ethnographique ayant eu cours au printemps 2018 au sein d’un « centre chamanique » andalou (Espagne). Des « touristes chamaniques » s’y retrouvent dans l’objectif de se retirer d’un environnement urbain jugé superficiel. L’ayahuasca, breuvage psychotrope associé aux «...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/revss,
Egile nagusia: Quinn, Étienne
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Revue des sciences sociales 2020
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Cet article est né d’un terrain ethnographique ayant eu cours au printemps 2018 au sein d’un « centre chamanique » andalou (Espagne). Des « touristes chamaniques » s’y retrouvent dans l’objectif de se retirer d’un environnement urbain jugé superficiel. L’ayahuasca, breuvage psychotrope associé aux « sociétés chamaniques » d’Amazonie, joue un rôle décisif dans une telle démarche. Si le touriste chamanique met en avant la volonté de se « trouver lui-même », nous verrons que sa « quête de soi » est un processus de reconstruction de soi. Le voyage est ici un concept clé. En consommant de l’ayahuasca, le touriste perd ses repères ordinaires pour se retrouver dans un monde où règne l’incertitude, le mystérieux et l’inconnu. La thèse défendue avance que c’est précisément depuis cet espace que le touriste a la capacité de repenser son rapport au monde et à lui-même. Les pages qui suivent permettront d’illustrer et de questionner ce phénomène social à partir d’un cas concret qui servira de point de départ aux analyses proposées.