La fiction « société civile » et les think tanks bulgares
A partir de la fin des années 1970 et surtout après la chute du mur de Berlin, outre un concept d’analyse dans le champ des sciences politiques, la société civile est devenue un instrument théorique et pratique de démocratisation dans les pays de l’Est et dans le monde (des « révolutions de velours ...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/revss, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Revue des sciences sociales
2019
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | A partir de la fin des années 1970 et surtout après la chute du mur de Berlin, outre un concept d’analyse dans le champ des sciences politiques, la société civile est devenue un instrument théorique et pratique de démocratisation dans les pays de l’Est et dans le monde (des « révolutions de velours » au « printemps arabes »). Partant des observations et d’entretiens d’un terrain anthropologique auprès des think tanks bulgares, l’article propose une analyse critique de la manière dont la société civile bulgare est tenue en otage symbolique par des stratégies d’une nouvelle élite d’activistes d’ONG et de think tanks, financée par des réseaux mondialisés de professionnels de la démocratie. Depuis plus de vingt ans, ils agissent en maîtres du discours anti-communiste en exerçant un monopole sur les idées et sur les formes de la société civile locale, l’objectif étant notamment d’empêcher la naissance d’une société civile de gauche. Leur tentative de transformer les manifestations anti-néolibérales de l’hiver 2013 en happening de sympathisants de la droite est le point de départ de l’article qui ensuite remonte à la construction et aux usages symboliques et politiques du discours anti-communiste depuis le début de la transition démocratique bulgare. |
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