Paysager la ville : vers une démocratie d’interaction et d’émotion

Le tournant épistémique, qui opère en urbanisme le passage d’une culture directive de planification à des processus itératifs de projets, coïncide au confortement d’un nouvel acteur dans la fabrique de la ville : le paysagiste. Cette corrélation s’explique par la singularité du corpus référentiel d’...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/revss,
Autor principal: Steiner, Bruno
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Revue des sciences sociales 2018
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Le tournant épistémique, qui opère en urbanisme le passage d’une culture directive de planification à des processus itératifs de projets, coïncide au confortement d’un nouvel acteur dans la fabrique de la ville : le paysagiste. Cette corrélation s’explique par la singularité du corpus référentiel d’une « pensée-paysage », qui oppose aux figures de la continuité et de la linéarité, celles du fragment et de l’accompagnement. Le projet paysager, appareillé par de nouvelles figures-outils (la marche, la carte, le jardin), ouvre des perspectives démocratiques alternatives en proposant des modalités de production interactive. Les mises en récit du contexte par le paysagiste esquissent de nouvelles formes d’interpellations publiques en engageant un travail coopératif et créatif de lecture appréciative. Ainsi le paysage, par son horizon rassembleur, constitue-t-il un médiateur puissant ; malheureusement et pour cette même raison, « faire paysage » peut relever aussi, si l’on n’y prend pas garde, de modélisations identitaires autoritaires aujourd’hui préoccupantes.